L'origine de la Statue de la Liberté

L’origine de la Statue de la Liberté, un cadeau du peuple français

Statue de la Liberté : la folle histoire franco-américaine

La relation entre la France et les Etats-Unis a toujours été intense d’un point de vue historique. La nation européenne a toujours soutenu les colonies anglaises d’Amérique du Nord dans leur quête d’indépendance et les idéaux de liberté, égalité et fraternité de la Révolution Française ont également inspiré les principaux fondateurs des Etats-Unis.

Quel est le lien entre la Statue de la Liberté et la Tour Eiffel?
Quel est le lien entre la Statue de la Liberté et la Tour Eiffel?

L’abolition de l’esclavage aux Etats-Unis est peut-être l’élément final qui a inspiré le sculpteur et fervent abolitionniste français Frédéric Auguste Bartholdi à réaliser cette statue colossale, qui deviendrait le symbole de la liberté.


Une femme guidant vers la liberté

L’iconographie d’une femme symbolisant le chemin vers la liberté n’était pas nouvelle. Le tableau d’Eugène Delacroix, « La liberté guidant le peuple », de 1830, présentait une femme portant le drapeau français et menant une bataille pour la liberté. Loin des icônes belliqueuses, Bartholdi a utilisé une torche pour symboliser la lumière, la liberté et le progrès.


Était-ce réellement un cadeau du peuple français?

Dans les écoles des Etats-Unis, une explication simple de l’origine de la statue est offerte aux enfants: il s’agirait d’un cadeau du peuple français au peuple américain. La réalité est un peu plus complexe. Seules quelques personnes ont été responsables de ce présent, et le rôle des pouvoirs publics n’a été que secondaire.

La sculpture, rien que par sa taille, supposait un énorme coût. Elle a été financée par les donations privées de certaines entreprises et de milliers d’organes collégiaux. Le gouvernement français ne considérait pas cette participation économique « appropriée » et n’a donc pas pris part à l’initiative.

Du côté américain, le gouvernement a cédé l’île en raison de son emplacement. Cependant, les frais de construction du piédestal ont aussi été couverts par des initiatives privées et, surtout, par des personnes abonnées à des journaux de la ville, qui ont été invitées à collaborer à travers une immense campagne publicitaire dirigée par Pulitzer.

Quoi qu’il en soit, il faut bien se dire que la réalité n’est pas aussi simple que ce que l’on nous raconte. Le message final de concorde et d’amitié entre les peuples nous paraît malgré tout poétique et constructif. Si seulement il existait plus d’initiatives entre les nations pour mettre en valeurs les idéaux de liberté et de lumière!


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